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TRAMETAL N°203

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ADDITIF & AÉRONAUTIQUE

LUBRIFIANTS Selon les

LUBRIFIANTS Selon les fournisseurs et les clients utilisateurs, les économies de lubrifiant sont considérables, la qualité progresse, les durées de vie des outils sont souvent quadruplées ou plus et en perçage notamment, la productivité peut être décuplée. Les responsables méthodes sont donc confrontés au problème de choisir entre un arrosage traditionnel à plus ou moins haute pression et une lubrification par brouillard d’huile ou encore un travail à sec. Il est bien évident que de multiples facteurs rentrent en jeu et qu’il n’y a pas de solution universelle. Voici ce qu’en pensent quelques experts et scientifiques. UN SUCCÈS CONFORTÉ DANS LA GRANDE SÉRIE AUTOMOBILE « Le plus grand nombre d’applications existantes en MQL réside dans l’automobile pour les boîtes de vitesses notamment mais aussi les blocs cylindres, les arbres de transmission et les moyeux de roues., » déclare Jürgen Keppler de Bielomatik Leuze GmbH + Co. KG à Neuffen. Cette entreprise est un spécialiste reconnu dans les systèmes de lubrification MQL. « dans l’aéronautique, le fait que des composants complexes ne soient pas noyés sous des flux de lubrifiant est aussi de plus en plus apprécié. Aujourd’hui, il est parfaitement possible de travailler en MQL des pièces cubiques, des pièces de fonderie. » De très hautes températures sont générées dans la zone de coupe et les fluides de coupe doivent évacuer cette chaleur, évacuer les copeaux et réduire les frictions. Les chocs thermiques sont un des problèmes rencontrés. Au début des années 2000 le travail à sec a semblé être une solution miracle. Mais les applications qui ont perduré sont assez marginales. Il est maintenant possible de faire un état de l’art avec un recul suffisant : Cet expert estime qu’environ 15 % des nouvelles séries de pièces sont usinées avec MQL et plus de 70 % dans le cas de perçages ou d’alésages profonds. « la percée prédite il y a 20 ans a eu lieu principalement dans le secteur automobile car les séries récurrentes ont permis de quantifier et d’optimiser les process. Les nouvelles applications qui se profilent sont dans le domaine de l’électromobilité et dans les pièces obtenues en fabrication additive. Le gros avantage du MQL tient dans les économies de ressources et d’Energie mais aussi dans la propreté des pièces, des machines et des ateliers ainsi qu’au niveau de la santé des opérateurs. La demande est constante pour de nouvelles applications et le procédé gagne nettement du terrain » ajoute Keppler. ET QUE PENSENT LES SCIENTIFIQUES ? « Grâce aux matériaux de coupe modernes, l’usinage à sec a pu être introduit dans la majorité des process de production. La pression sur les coûts mais aussi la consommation de ressources et 56 Mai-Juin 2019 TRAMETAL #203

d’énergie supportent la renaissance de ces technologies, » déclare le Dr. Ivan Iovkov responsable des techniques de coupe à l’ Institute of Machining Technology ISF de l’université technique de Dortmund. « le travail à sec n’est pas seulement utilisable en tournage ou fraisage conventionnels mais des études vont permettre de réduire ou de supprimer les fluides de coupe dans des opérations complexes comme les perçages profonds ou l’usinage d’engrenages . Mais le process et la technologie devront être adaptés dans certains cas. » Le travail à sec se répand indéniablement plus vite dans les grandes entreprises qui travaillent en série des matières récurrentes que dans les petits ateliers qui usinent des matières et des pièces très variées, souvent complexes, de haute précision et à grande valeur ajoutée. EN CONCLUSION Il encore trop tôt pour annoncer si l’arrosage classique « humide » peut ou non être remplacé par l’usinage « MQL » ou à sec. Actuellement, l’usinage humide représente 85 % des applications mais les procédés secs ou demi-secs grignotent toujours plus de parts de marché. A l’EMO, constructeurs de machines et fabricants d’outils permettront aux visiteurs d’avoir une approche holistique de la technologie en rapport avec leurs applications. LA CHALEUR DANS LA COUPE : LE DÉFI NO1 Les fluides de coupe actuels résultent d’un compromis entre pouvoir réfrigérant et pouvoir lubrifiant. Le procédé MQL peut lubrifier mais évacue peu de chaleur, l’azote liquide refroidit bien mais son pouvoir lubrifiant est nul. LUBRIFIANTS « Je pense que les deux méthodes vont coexister dans le futur et nous devons avoir une vision holistique de la production avant de décider si l’usinage à sec peut faire sens ou non. Avec l’arrivée des capteurs sur les machines-outils, la précision croissante du parc machines, et les progrès du procédé, il est bien possible que le développement du MQL s’accélère dans le futur et avec une prédictibilité des résultats bien supérieure. » THE FUSION SOLUTION Le procédé au dioxyde carbone super critique de Fusion offre un refroidissement maximal et assure une bonne lubrification. Les solutions supercritiques de Fusion amènent la solution supercritique sur la machine en phase unique et délivrent le CO 2 à haute pression ce qui produit un puissant effet de réfrigération et peut ajouter ou non une lubrification associée. Partagez l’excellence 9 es Trophées de la Performance Lorsque le lubrifiant réfrigérant devient un outil liquide. Blaser Swisslube France Tél: 04 77 10 14 90 france@blaser.com L’actualité des trophées sur www.ebook-blaser.fr Mercredi 6 mars blaser.com TRAMETAL #203 Mai-Juin 2019 57

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